Sunday, June 23, 2024

Taivini Teai pas inquiet, mais vigilant

SOURCE: Original article published here.

Tahiti, le 7 juin 2024 – Le ministre des Ressources marines confirme le soutien technique, logistique et financier du Pays à la filière de production de la crevette bleue, dont Toa Vivish, qui vient de fermer son élevage. “Lorsqu’on travaille avec le vivant, on est à la merci de tous les aléas”, reconnaît Taivini Teai, qui espère que le prochain cycle à l’écloserie sera celui de la reprise.
 
Ce vendredi matin, en marge des journées portes-ouvertes de l’Ifremer, nous avons interrogé le ministre des Ressources marines, en charge de l’Alimentation et de la Recherche, au sujet des difficultés rencontrées par Toa Vivish, qui vient de fermer son élevage en mer de crevettes bleues. Outre la houle et les vols, l’aquaculteur déplorait un manque de volonté politique sur certains points. Un appel à l’aide relayé par Teva Siu d’Aquapac concernant un nouveau cycle manqué à l’écloserie.
 
“La société Mitirapa Blue Pearl Shrimp a toujours eu un fort soutien du Pays depuis sa naissance en 2013, aussi bien technique, avec un accompagnement des agents de la DRM, que logistique, avec du prêt de matériel pour les bassins. Toa Vivish a bénéficié d’une aide au développement aquacole de plus de 5 millions. L’année dernière, malgré les deux non-résultats successifs à l’écloserie, il a quand même reçu plus de 80% de post-larves pendant cette période. Les producteurs ont bénéficié d’une réduction tarifaire en 2023 et nous sommes en train d’examiner pour cette année”, répond Taivini Teai.
 


Les aléas du vivant

Concernant le refus d’exonération de l’autorisation d’occupation temporaire (AOT) de l’espace maritime à hauteur de 70.000 francs, “nous n’avons pas accepté directement, car nous avons demandé des justificatifs de factures pour préciser comment on pouvait l’aider, mais nous ne les avons jamais reçus”, poursuit le ministre. “La porte du gouvernement est grande ouverte et on ne peut que déplorer, c’est vrai, la mise en suspens de son activité”.
 
Mais alors, comment sécuriser cette filière historique en Polynésie ? “C’est la deuxième année où l’écloserie a des difficultés de production de post-larves de crevettes à cette même période. La température de l’eau des océans a fortement augmenté. C’est un aspect environnemental que les agents de la DRM suivent de très près pour y remédier au mieux. On espère que le prochain cycle sera à la hauteur des attentes des fermes. Lorsqu’on travaille avec le vivant, on est à la merci de tous les aléas. […] Je ne dirais pas que je suis inquiet, mais ça mérite une surveillance”, conclut Taivini Teai.
 


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